Construire moderne : construire avec des matériaux naturels !

Materiaux de construction naturels

La maison en bois

Le bois est une matière première partout disponible, et le matériau bois est 100% renouvelable ! Les déchets générés sont soit détruits sans dégagement de substance toxique, soit réutilisés, comme source d’énergie par exemple (bois de chauffage). Construire en bois, c’est aussi construire sans eau, matière première qu’il est primordial de ne pas gaspiller. Il est bon de rappeler que l’eau utilisée chaque année par l’industrie bétonnière correspond à 23 fois le débit journalier de la Seine… La construction bois permet également de lutter contre l’effet de serre : sous l’effet de la lumière, le CO2 se combine à l’eau pour donner la cellulose, et former…un arbre ! Une forêt en croissance est donc un gigantesque absorbeur de carbone.
Avec 19 % des émissions françaises de gaz à effet de serre, le secteur du bâtiment représente un important gisement pour promouvoir l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. C’est pour cette raison que ce secteur a signé une charte interprofessionnelle se fixant pour objectif d’utiliser 25 % de bois dans la construction à l’horizon 2010, la fabrication du ciment étant particulièrement gourmande en énergie.

La maison en paille

Elle n’est plus l’apanage des « trois petits cochons » ! Contrairement à toutes les croyances, elle ne part pas en fumée à la moindre étincelle, ne s’envole pas et ne provoque pas le rhume des foins… Au contraire, la paille compressée résiste au feu davantage que le bois ! Ses performances d’isolation thermique sont deux fois supérieures à celles des matériaux de construction classique. Elle n’attire pas plus les rongeurs que n’importe quel isolant, mais craint l’humidité. Inconvénient réglé avec du feutre bitumé au sol entre la dalle et la paille. Peu coûteuse (prévoir 130€ le m2 de mur), sa construction nécessite quelques conseils et une grosse motivation : la maison en paille ne devient réalité qu’en auto construction, les promoteurs préférant rester très discrets… Cependant de nombreux réseaux existent, et pour ceux qui douteraient encore de la solidité de l’édifice, sachez qu’au Québec, où elles sont nombreuses, les maisons les plus anciennes ont 150 ans et n’ont pas bougé…

La maison en chanvre

Les Celtes le cultivaient. Les anciens l’utilisaient dans le textile et la fabrication de cordages. Oublié pendant des décennies, le chanvre revient aujourd’hui en force…dans le bâtiment. Sa résurrection, il la doit au chènevotte ou bois de chanvre, résidu végétal jusqu’à maintenant inexploité. Ses particularités ont permis le développement d’un matériau composite (mélange de chanvre et de chaux) : le béton de chanvre. Ce dernier assure une isolation thermique (des maisons chaudes en hiver et fraîches en été) et acoustique extrêmement performante. Des murs extérieurs au doublage de la toiture, en passant par les cloisons et dalles d’étage phonique… tout est possible avec une ossature bois ! Le seul inconvénient, c’est le prix de revient. Mais s’il est encore supérieur à la construction classique, le chantier en vaut la chandelle. Le confort et la qualité de ces constructions n’ont rien à voir avec les réalisations traditionnelles.

La maison puits

Il s’agit d’équiper la maison d’un système de récupération d’eau. L’eau de pluie ainsi captée est utilisée pour tous les postes ne nécessitant pas d’eau potable : toilettes, lave-linge, arrosage, nettoyage. Des besoins qui représentent plus de la moitié de la consommation en eau dans une habitation. Le système s’adapte à toutes les maisons et à toutes les régions. En fonction des critères météorologiques, on peut adapter le système et installer une citerne plus ou moins importante. L’eau de pluie après récupération au niveau du toit et des gouttières est stockée après filtration dans une cuve minérale enterrée. Au contact de la chaux, elle se re-minéralise et son acidité baisse, la rendant adaptée à la plomberie et aux appareils électroménagers. Stockée à l’abri de la lumière et à température constante, l’eau ne se charge ni en algues, ni en bactéries. L’installation peut se poser sur toute maison individuelle et coûte 5000€.

La maison en verre

Aussi isolant qu’un mur, semi transparent, et capable de transformer l’énergie solaire en eau chaude et chauffage, le vitrage solaire est une petite révolution dans le secteur de la production d’électricité autonome. Il s’agit d’un mur isolant qui laisse transparaître la lumière et utilise son énergie au passage. Cette vitre nouvelle génération est transparente sur 40% de sa surface, le reste étant occupé par un serpentin de cuivre et par des bandes réflectives en argent pour augmenter la productivité du capteur. Plus qu’un capteur solaire, ce vitrage mural a d’abord une fonction d’isolation et de contrôle solaire (du soleil en hiver, de l’ombre en été). Au niveau du coût, prévoyez 450€ /m².

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